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Comment s’exprime notre féminité lorsque l’on devient mère ? Peut-on vivre en même temps et sereinement notre maternité et notre vie de femme ? Ou bien sont-elles antinomiques ?

Dans cet article, plus que des conseils pratiques, j’ai eu envie de vous partager le fruit de mes réflexions lorsque Claire de St-Lager, créatrice des formations Isha sur la libération du Féminin, m’a demandé de témoigner sur la façon de vivre ce temps de la maternité.

Quand je me suis posée la question de la relation entre féminin et maternité, je me suis d’abord dit que les deux étaient difficiles à concilier à l’heure actuelle. Je ne compte plus tous ces témoignages de mamans qui me disent à la sortie de leur congé maternité : “Ouf je respire enfin ! C’était bien de s’occuper non-stop de mon enfant, mais je suis contente de retravailler et de retrouver ma vie de femme !” Chaque fois que j’entends ces témoignages, je m’interroge. Est-ce que notre vie de femme et notre vie de mère sont si parfaitement inconciliables?

Quand je suis devenue maman il y a 4 ans, il faut bien avouer que je me suis sentie complètement dépassée. Je me suis dévouée corps et âme pour lui, faisant souvent passer ses besoins avant les miens. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai sauté des repas ou des douches, ni le nombre de fois où je n’ai pas sorti le nez dehors pendant plusieurs jours d’affilée. Ma vie de femme à ce moment-là ? D’un point de vue social, c’était un zéro pointé. J’avais déjà du mal à sortir acheter du pain, alors imaginer sortir boire un verre avec des amis n’était clairement pas dans mon logiciel du moment. Ma vie de femme “d’avant” était menacée d’extinction. Et en un sens, c’était vrai. Une nouvelle étape de ma vie commençait, non sans douleurs et souffrances #postpartum

Devais-je en avoir peur ?

Oui et non. Changer de vie effraie toujours un peu. Mais j’ai pris conscience aussi qu’il y avait un temps pour tout. Un temps pour se construire, puis pour construire notre couple et enfin notre famille. En devenant maman, c’est vrai que je renonce à une grande partie de ma vie d’avant : je repense parfois avec nostalgie aux papotes en terrasse entre copines, et ce SANS ETRE INTERROMPUE TOUTES LES 5 MINUTES, les soirées ciné décidées au dernier moment, ou les vacances à deux sans avoir le sentiment d’emmener toute sa maison… Mais je réalise alors que si ces premières années de maternité m’ont privées de tout ça, je sais que c’était pour vivre de bien belles aventures aussi. Et puis je sais que je retrouverais tout cela bientôt, quand les enfants auront un peu grandi. Il y a 3 semaines nous avons même réussi à partir 4 jours en amoureux, et cela nous a fait un bien fou! Les débuts de la maternité sont une phase de vie qui nécessite de s’adapter au rythme de ses enfants, trop petits encore pour s’adapter au nôtre selon moi. Mais je peux vous garantir que malgré les galères quotidiennes, les larmes, les crises et les renoncements que j’ai dû endurer, je n’ai aucun regret ! Car je n’ai jamais réussi à concevoir ma maternité comme une aliénation ou une contrainte. Je préfère y voir une extraordinaire occasion de me dépasser, d’aller chercher en moi des ressources insoupçonnées pour apporter à ce petit être tout ce dont il a besoin pour vivre : nourriture et amour. Même si je suis souvent à côté de la plaque, malgré mes erreurs, malgré les incroyables difficultés que cela représente au jour le jour, j’essaie, encore et encore, de faire de mon mieux, et c’est déjà énorme je crois.

Je pense qu’apprécier la maternité avec ses bons et ses moins bons côtés est en fait un état d’esprit et un choix. On peut choisir de ne voir que les moments difficiles, les vivre au premier degré et les subir, ou bien on peut y consacrer le temps nécessaire pour les accueillir et les apprivoiser. Devenir maman est en fait un compromis entre les besoins de notre enfant et les nôtres, un subtil équilibre qui permettra de rassurer notre enfant tout en nous épanouissant dans notre relation avec lui, dans notre couple et notre vie de femme. La maternité ne signifie donc pas “oubli de soi”, c’est au contraire un chemin vers l’épanouissement. Quelque chose que l’on n’atteindra peut-être jamais (je vous rassure, j’en suis encore loin !), mais qui est là, comme une promesse d’amour véritable, celui d’un amour qui peut tout et qui endure tout, qui ne faiblit pas face aux difficultés. Un grand défi vous me direz ! Le plus beau peut-être.

Mais je vous rassure, cette force d’aimer, cet instinct maternel, s’il n’est pas toujours immédiat, éclot tôt ou tard, quoi qu’il arrive. On devient prête à tout donner à ce petit être pour qu’il vive heureux, aimé et épanoui. C’est un vrai don de soi au service de la Vie. Une rencontre, une révélation je dirais même. Une éclosion de notre féminité qui va alors s’incarner dans notre maternité. Quand on y pense, élever un enfant demande souvent des trésors de patience, d’empathie, de bienveillance et d’écoute. Autant de talents propres à notre féminité et qui vont prendre tout leur sens dans la maternité. C’est un peu comme nos seins : avant d’être mère, ils sont avant tout des atouts de séduction, des caractéristiques propres à notre féminité. Puis, lorsque l’on devient mère, ils réalisent alors leur vocation nourricière originelle, mais sans perdre leur capital de séduction (qui a même tendance à augmenter avec la taille de nos seins). Ils gagnent du galon, mais sans renier leur caractéristique féminine.

Mais alors que penser de ces femmes qui ne peuvent ou ne veulent pas devenir mères ? Ne pourront-elles jamais être des femmes accomplies ? BIen sûr que non ! La maternité représente avant tout notre capacité à accueillir la vie que l’on reçoit, qu’il s’agisse d’enfants ou de tout acte d’amour que nous recevons, et à les rendre féconds. La maternité est donc liée à la fécondité de notre vie. Que nous le voulions ou non, notre vie de femme s’alimente de cette intériorité, de cette maternité qui habite en nous et qui nous aide à nous épanouir.

Alors s’il y a un message que j’aimerais vous faire passer à l’issue de cet article, c’est celui-ci : n’ayez pas peur de vivre pleinement votre maternité, en conscience, librement, loin de la pression sociale, en cessant de la reléguer au second plan au prétexte qu’elle entrave votre vie de femme. Car vous êtes justement en train de la vivre, votre vie de femme ! Valorisez cette étape de votre vie, donnez lui la juste place qui vous semble être la sienne dans votre vie. Osez le don de vous-même pour vos enfants sans avoir peur de vous oublier. C’est au contraire en cela que vous incarnerez pleinement votre féminité et répondrez à votre vocation de femme.

Géraldine

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Qui suis-je ?

Je m'appelle Géraldine, je suis née en 1983, et je suis la maman de deux adorables bambins : une fille née en 2016 et un garçon né en 2018. Après quelques années en marketing, j’ai découvert la maternité avec ses joies et ses galères, et je dois bien avouer que...: j'ai été littéralement soufflée par l'onde de choc...